Les facultés physiques et sensorielles
Comme chacun sait, l’être humain a des facultés physiques. Celles-ci concernent son corps et son aptitude à marcher, courir, grimper, sauter, ramper, nager, danser… Elles font intervenir le squelette, les muscles, les nerfs, etc., et sont régies par le cerveau. Nous possédons également des facultés sensorielles, en l’occurrence la vue, l’ouïe, le toucher, le goût et l’odorat, lesquelles sont reliées à une zone cérébrale chargée de répondre aux stimuli correspondants. D’une manière générale, ces facultés rentrent dans le cadre des fonctions dites psychomotrices pour les premières, et perceptrices pour les secondes.
Les facultés mentales
Mais le cerveau est aussi le siège de nos facultés mentales. Parmi les plus importantes, je citerai le raisonnement, qui nous permet de réfléchir sur l’instant ; la mémoire, grâce à laquelle nous pouvons nous rappeler le passé ; et l’imagination, qui nous est utile, non seulement pour imaginer ce que bon nous semble et nous évader par la pensée, mais également pour prévoir l’avenir et l’anticiper. Ainsi, ces trois facultés mentales, que l’on qualifie également de «subjectives» en psychologie, couvrent les trois dimensions du temps : le passé, le présent et le futur.
Les facultés transcendantales
Au-delà de nos facultés mentales, nous possédons des facultés que l’on peut qualifier de «transcendantales», «subliminales» ou, pour reprendre le terme de Sri Aurobindo, de «supramentales». L’une des plus importantes est l’intuition, que nous avons tous expérimentée un jour ou l’autre. C’est cette faculté qui explique le fait que, soudainement, nous savons l’heure sans avoir regardé notre montre, qui nous a écrit une lettre que nous venons de recevoir avant même de l’avoir lue, qu’une amie est enceinte alors qu’elle l’ignore encore, qu’un événement s’est produit à tel endroit avant qu’il ne soit relaté, etc.
« Une intuition digne de ce nom ne peut qu’être bonne »
Étant donné que l’intuition n’est pas une faculté mentale, elle ne dépend pas du cerveau. On notera d’ailleurs qu’elle ne fait jamais appel au raisonnement. Les impressions qu’elle fait naître dans notre conscience sont aussi soudaines que fugitives, et toutes ont un caractère de vérité. Cela veut dire qu’une intuition digne de ce nom ne peut être que bonne, en ce sens qu’une “mauvaise intuition” n’est pas une intuition, mais une idée qui, bien qu’apparemment intuitive, prend sa source dans un faux “micro” raisonnement. Dans les cas extrêmes, elle est une illusion mentale.
Il est possible d’éveiller notre intuition
D’un point de vue rosicrucien, l’intuition est une faculté spirituelle. Pour être plus précis, elle prend sa source dans la dimension la plus divine de notre âme, ce qui explique pourquoi elle a un caractère de vérité. Cela étant, elle ne se manifeste pas “naturellement” et doit donc être éveillée. Comment ? En la sollicitant régulièrement et en apprenant à tenir compte des impressions qu’elle génère en nous. Sachant qu’elle est aussi utile que la raison pour mener à bien notre existence, nous aurions tort de négliger cette faculté. C’est pourquoi les Rose-Croix s’emploient à l’éveiller en utilisant une méthode qui leur est propre.
Cet article a 4 commentaires
Il y a des jours et des circonstances où nous sentons le besoin urgent de quelqu’un, de quelqu’intelligence, un sage plus que nous, qui pourrait nous dire quelque chose pour nous tirer de l’ennui. C’est notamment lorsque nous sommes dans un grand dilemme, une impasse, une angoisse, une inquiétude, une souffrance physique ou morale, mais aussi, lorsque nous sommes confrontés à un mystère de la vie, nous voulons trouver une solution à un problème religieux, mécanique, scientifique, philosophique, sociétal, etc.
Pour celui qui croit en Dieu, il prie fortement pour recevoir de Lui une réponse. Pour celui qui ne croit pas, il s’en remet à sa réflexion, à sa raison, à son intellect. Pour celui qui croit en lui-même, il dirige sa pensée dans son cœur. Vu cela, nous pouvons dire que l’homme a l’intuition qu’il a l’intuition. C’est drôle ! Car, il a et il est la source d’où peut jaillir une lumière furtive prête à résoudre tous ses problèmes. Il en a vraiment l’intuition, sans le savoir. Il vaut mieux qu’il le sache alors, en étudiant dans une école spécialisée.
Cette source est quelque fois prompte, quelqu’autres fois, non. Cela peut conduire jusqu’à nier son existence. Si elle est soudaine, « miraculeuse » ou « magique », le récipiendaire est heureux et s’extasie : « Dieu m’a parlé ! « La voix de l’intuition m’a dit » ! » Mon cœur m’a parlé » ! « Ma conscience s’est élevée » !
Mais, il arrive quelqu’autre fois où le raisonneur, le méditant n’aperçoit aucune lueur, il se décourage. Et, plus tard, un mois, une année, dix ans, le problème ne se pose plus. Il a eu une solution. Par quels moyens ? Il ne sait pas. Il a eu une succession d’idées intuitives qu’il a appliquées. Il arrive même que la solution soit meilleure encore que ce qu’il s’imaginait. Là, la voix intuitive lumineuse insistante s’est exprimée, sans faire de bruit.
Peut-on alors affirmer que l’homme est un être heureux, car il a en lui une source intuitive, lumineuse qui a ses moyens pour l’aider à résoudre tous les problèmes qui se posent à lui. Il est seulement malheureux, à divers moments, quand il se refuse de s’en remettre à elle, chaque fois que nécessaire.
Heureux, les hommes et les femmes qui l’ont re-trouvée. Elle est en eux depuis toujours. Les rosicruciens et rosicruciennes apprennent très tôt, dans leurs leçons à la scruter et attendre. En effet, ils ont l’Intuition qu’ils sont sur le sentier qui conduit à la lumière de l’intuition, de l’inspiration et de l’illumination. Ils savent qu’ils doivent quelques fois affronter les ténèbres, les ombres et les pénombres du doute, de la superstition et de l’ignorance. C’est cela la vie dans le monde de matière où ils ne souhaitent pas rester longtemps. C’est pourquoi ils s’élèvent, aussi souvent que nécessaire dans l’univers spirituel où règne la Lumière des sages, des anges et de Dieu qui peuvent nous arriver intuitivement, si nous leur en demandons.
Il s’agit d’une forme de perception hors du circuit de la volonté et de la réflexion. Tout comme le raisonnement aboutit à la pensée, de la même manière, l’intuition arrive à la pensée mais d’une provenance en dehors de l’être humain. Lorsqu’elle surgit dans la pensée, elle est comparable à une lueur apportant son éclairage à une zone d’ombre, plus la personne qui vit l’expérience est en harmonie avec Dieu, et plus la lueur est clairement perçue par cette personne. Suivre le chemin de la spiritualité et ou du mysticisme donne la possibilité de faire l’apprentissage des lois divines dont la compréhension et l’application permettent une telle harmonie. En élevant sa conscience vers le divin, chaque être humain non seulement « entend » mieux les messages venant de Dieu, mais en plus des intuitions, reçoit de très grandes inspirations. esther melèdje
Après avoir lu votre point de vue au sujet de l’intuition, il me vient à l’esprit une question : peut-on faire un parallèle entre l’intuition et le pressentiment, l’impression qu’une chose peut nous faire ? (par exemple le pressentiment qui va nous faire passer par un chemin inhabituel, et qu’on apprend par la suite que là où nous passons d’habitude un drame s’est produit au moment où on aurait dû y être…)
Pour moi, cela relève d’une Force supérieure que je ne saurai expliquer, ou bien même d’un bon usage de nos facultés spirituelles.
Nous avons tous en nous, j’en suis persuadée, cette capacité d’intuition. Il suffit, comme pour toutes choses, de la travailler et de s’entraîner régulièrement (notamment en essayant de « deviner » l’heure avant de regarder sa montre…).
L’intuition est extraordinaire même sans poser la question elle montre l’evidence d’une façon remarquable.