À propos du luxe

« La société accorde de plus en plus d’importance au luxe »

Dans les pays dits développés, la société accorde de plus en plus d’importance au luxe et encourage les gens à le rechercher : maisons de luxe, hôtels de luxe, voitures de luxe, bateaux de luxe, articles de luxe, produits de luxe… Quel que soit le domaine concerné, le luxe nécessite des moyens financiers que tout le monde n’a pas. Or, il est avéré que de plus en plus de personnes le consomment sous une forme ou sous une autre, y compris parmi celles qui n’ont pas (vraiment) les ressources financières adéquates. Cela suppose que nombre d’entre elles s’endettent ou se privent de l’essentiel pour satisfaire tel ou tel désir de luxe.

« Le luxe est-il une nécessité pour être heureux ? »

Pour justifier l’attrait que le luxe exerce sur un nombre croissant d’individus, certains diront qu’il répond à un droit légitime auquel tout être humain devrait avoir accès, et que c’est une bonne chose qu’il se “démocratise”. Ce point de vue, auquel chacun est libre de souscrire, élude à mon avis la vraie question qui se pose en la matière, à savoir : le luxe est-il une nécessité pour être heureux et connaître le bonheur ? De toute évidence, la réponse est « non ». Pour s’en convaincre, il suffit de penser à ceux et celles qui mènent une vie luxueuse et qui néanmoins sont tristes et malheureux.

Le luxe est-il toujours un gage de qualité ?

Dans certains de ses aspects, on ne peut nier que le luxe est un gage de qualité, de beauté et de raffinement, ce qui ne veut pas dire, naturellement, que la qualité, la beauté et le raffinement ne se trouvent que dans le luxe. Mais trop souvent, celui-ci sert également à mettre en évidence un rang social élevé et à “briller” par les apparences. Il devient alors la vitrine d’une certaine vanité et d’un certain snobisme, et confine à l’indécence. “Étaler” sa richesse et faire du luxe un faire-valoir dénote à la fois un manque d’intelligence et un manque de considération à l’égard des pauvres et des plus défavorisés. Malheureusement, la société actuelle banalise et encourage ce genre de comportement.

Aider ceux qui sont dans le besoin

Il est naturel et légitime de rechercher et d’apprécier ce qui est bon, beau, confortable, agréable, etc. Cela répond à un désir inné de l’âme humaine, ce qui explique pourquoi tout individu aspire à améliorer sa condition et à être heureux au contact des siens. Et lorsque l’on a la chance et le privilège d’être comblés sur le plan matériel, au point de vivre dans le luxe ou d’y avoir accès de temps à autre, on devrait songer à remercier régulièrement, sinon Dieu si l’on croit en son existence, au moins la Vie elle-même. Plus encore : on devrait avoir à cœur d’aider ceux qui sont dans le besoin et qui n’ont pas même le nécessaire pour vivre décemment.

« Réussir sa vie » plutôt que « réussir dans la vie »

L’accès au luxe a toujours été considéré comme une marque de réussite sociale. Pourtant, «réussir dans la vie» n’est ni un but en soi ni un gage de bonheur. Ce qui l’est, c’est de «réussir sa vie», c’est-à-dire d’en faire le support d’une quête de sens et de réalisation intérieure, au contact des autres. Pour cela, nul n’est besoin de vivre dans le luxe, et encore moins d’en faire étalage. Au plus profond de lui-même, tout individu sait que la vraie richesse ne se situe pas dans l’avoir et le paraître, mais dans l’être. Aussi longtemps que l’on ne se conforme pas à cette vérité, on se ment à soi-même et on ne peut être heureux, aussi riche et célèbre soit-on.

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Cet article a 31 commentaires

  1. Martine

    Si l’on peut en posséder(objets luxueux) sans se ruiner et s’en détacher sans grande peine, ça peut passer… Comme on le dit souvent, c’est parfois un bon moyen d’investir et une façon simple de garder son argent en dehors des banques bien sûr… l’inquiétude à mon avis survient face à l’exubérance et l’attachement au luxe, au mépris souvent, des principes moraux élémentaires.

  2. Vivaldi

    La société que nous ayons aujourd’hui valorise le luxe pour ne pas dire une société vaniteuse et on est arrivé à un point où les gens excèdent à leur moyen afin de plaire à la société et qui des fois même conditionnent notre participation à certaines activité. Avec de tels Constats, le matériel a plus de valeurs que le spirituel qui devrait être l’élément essentiel de la formation de l’être, ce qui va lui permettre d’avoir un comportement plus humain envers autrui et qu’à partir de ce moment il pourrait avoir la capacité de comprendre comment acquérir ses avoirs et si toutefois il a su bénéficier de la grâce de Dieu qui l’a permis d’obtenir sans difficulté, il aurait dû les mettre au service d’autrui pour ne pas dire contribuer à l’amélioration des conditions de vie surtout ceux qui sont en difficulté ( vulnérables). N’est-ce-pas là la plus bonne action que d’exhiber ses biens juste pour se faire voir. Pour conclure, on pourrait dire que réussir sa vie c’est de permettre à ce que d’autres puissent vivre décemment a partir de ce qu’on possède ou richesse; prenons comme exemple un villageois devenu millionnaire et qu’à partir de ses millions a permis aux autres d’avoir accès à une meilleure instruction en dotant le village d’une école de qualité.

  3. esther meledje

    Le seul et unique luxe qui en vaille la peine d’être préserver pour un être humain, est sa vie, et les richesses qu’il doit cumuler en priorité sont celles le rendant beau sur le plan intérieur. Cela va de soi que l’acquisition des vraies valeurs morales, ne suffise pas à rendre une personne heureuse, les réalités exigent d’elle qu’elle jouisse, sans abus, d’un équilibre sur le plan matériel et financier. C’est tout cet ensemble qui fait accéder au bonheur, l’être humain. (esther melèdje)

  4. THEVERT

    On doit être conscient que les « forces » du matérialisme poussent toujours plus à la consommation en général, et au luxe en particulier, à travers quantités de lobby, groupes de pression et autres influenceurs(ses). La spiritualité authentique à la vertu (naturelle) d’aider l’Homme à se tourner vers l’intérieur plutôt que d’être ébloui par la quantité infinie des objets extérieurs. Lorsqu’elle est assez développée, la spiritualité constitue une boussole fiable (et gratuite !) pour développer « l’être » plutôt que « l’avoir » ; aide à vivre, à se sentir utile et à trouver la paix.

  5. pivoine

    Il me semble que pour le peuple le (luxe) est quelque chose qui est du domaine des élites
    ou le luxe est une valeur imaginaire

    Débattre sur ce sujet revient à dire (Que nous somme plus heureux dans une chaumière, que dans un palais où on pleure.

  6. Lar

    Intéressant.

  7. Mahia

    Le luxe se décline de plus en plus et reste un notion suffisamment subjective pour laisser une place a des critères, codes différentes des notions généralement partagées sur ce qui est ou doit être le luxe.

  8. Abbé didier

    Nous vivons dans un monde ou le luxe est devenu l’apanage de toute une société, d’une lutte acharnée entre individus pour faire montre de son capital économique. Le message de Serge Toussaint sur l’intelligence du coeur est révélateur de ce que l’homme en tant que être pensant et non pensif, devrait autoriser à sa sagacité . L’intelligence du coeur nous fera voir la vérité, cette vérité qui nous conduit sur le chemin du respect de l’autre, qui nous amène à avoir de la compassion pour son semblable. Le culte ornemental ne devrait en aucune mesure prendre forme dans l’esprit humain, mais notre société en fait un échos permanent de sorte que tout individu en devient assoiffé.
    Cultivons notre intérieur, il nous fera voir la mesure des choses. Demandons ce qui sera le juste minimun pour nous et servir autrui.

  9. esther melèdje

    Les biens matériels sont à l’organisation d’une vie ce que représente la nourriture pour le corps humain, l’idéal c’est de ne pas en abuser.

    Dieu merci, les personnes naissent dans des milieux familiaux aux conditions matérielles différentes. En d’autres termes, chacun vient dans monde avec les expériences qu’il a à vivre pour son évolution (pour ceux croyant à la réincarnation). Ces raisons expliquent les différences existant au départ, que certains soient nantis en naissant et que d’autres arrivent dans le dénuement le plus total.

    Certains parmi « les riches » de naissance continuent de cumuler, et lorsqu’ils ont compris créent des occasions de redistribuer ce qu’ils estiment comme un surplus de leur fortune.

    Il est arrivé souvent que des personnes issues de familles pauvres atteignent à force de travail méthodique, l’objectif que la plupart des êtres humains de cette époque-ci se sont fixé : devenir riche.

    Que ce soit dans l’un ou l’autre cas, l’important c’est l’attitude des uns et des autres face à leur richesse. Un adage dit « Belle renommée vaut mieux que ceinture dorée ». Contrairement à ce qu’a dit « Angélique » dans son commentaire, les vrais démunis restent dignes, c’est leur seul luxe, ils ne peuvent pas être perçus comme des « perdants » vu que l’on ne perd rien lorsque l’on n’a rien…
    Merci. E. M.

  10. Alexandro

    Plus tu as, moins tu es …

  11. Angélique

    Le luxe soulève beaucoup de questions sur plusieurs plans. Effectivement, s’il est humain de rechercher la beauté, le bon et le confort, pourquoi aller plus loin dans le luxe, la luxure et l’ostentatoire ? L’histoire nous rappelle également que ce n’est pas un fait nouveau, qu’en dehors du besoin créé de se différencier individuellement les uns par rapport aux autres par le biais de possessions personnelles, la société vie des cycles évoluant de la sobriété et de l’austérité vers des périodes ostentatoires qui mènent à la débauche, ce dernier rappelle souvent un retour à la sobriété etc. Apparemment, nous sommes dans la phase descendante d’un cycle, où l’excès – dont le luxe – et l’abus font la norme, ceci ne fait que creuser l’écart avec les plus démunis sur lesquels repose un regard dénigrant, car ils ne possèdent rien de ‘valeur’ matérielle, et ils sont de ce fait perçus comme des ‘perdants’ par ceux qui veulent répondre à cette norme. C’est le reflet d’une société de compétition et d’individualisme, où ils font la course au ‘plus que toi’, qui leur fait croire qu’ils auront un jour le rendez-vous tellement attendu avec la reconnaissance, qu’ils croient être la porteuse de bonheur.

    Le luxe me donne toujours l’image de ‘clinquant’, de ce qui a besoin de la lumière d’ailleurs pour ‘briller’. Sans lumière un diamant ou une pièce d’or ne reflètent rien. Quand une personne dans cette société a réussi selon cette norme d’acquis matériel, entourée de luxe, n’entend-on pas dire « …qu’il/elle est brillant(e)… ». Dans ce cadre, je souhaite à tous d’être plutôt ‘rayonnant’, car cela émane de l’intérieur de l’humain, certes c’est plus difficile à acquérir, cette lumière et ce feu intérieur, ou je dirais plutôt à développer et à nourrir. Car, il ne s’agit pas d’avoir mais d’être. Cela se remarque aussi, même si à ce moment-là nous n’en recherchons plus la reconnaissance, par contre il est clair que le retour ne vient pas souvent du même type de personnes. Néanmoins, cela peut aussi créer de la jalousie car ceux qui ‘brillent’, au fond d’eux-mêmes, consciemment ou inconsciemment, ressentent la différence avec ceux qui ‘rayonnent’ et savent que cela ne s’achète pas ! ‘Rayonner’, c’est une qualité qui naturellement se partage, qui est gratuite et ne fait pas de différence sociale. Le soleil aussi ne compte pas à qui il donne quoi. Si les richesses matérielles étaient partagées de la même façon, par ceux qui ont l’aisance de les acquérir, elles seraient réparties de façon plus équitable pour toutes les couches de la société et cela ouvrirait les portes à beaucoup plus de paix en ce monde.

    En regardant autour de moi, les personnes que j’ai côtoyées allant de millionnaires aux Sdf, j’ai vu très peu de personnes heureuses parmi elles ; je me suis souvent dit que le plus beau luxe est de ‘réussir sa vie’, comme vous l’expliquez si bien, d’oser sa vie, d’être en harmonie avec soi et bien dans sa peau. Notre ‘rayonnement’ partagera avec les autres ce luxe ‘d’être’ en toute simplicité. Bien souvent, sans s’en rendre compte ces rayons sont vecteurs pour les autres et les inspirent aussi à aller voir à l’intérieur la beauté unique à tout un chacun. Osons-nous permettre ce luxe, car oui, nous pouvons parler de luxe, car là où le luxe matériel devient la norme et est accessible à une majorité, ce n’est plus un luxe, mais cette quête intérieure le devient, ne fusse que par la nécessité de faire parfois aussi quelques efforts, quelques sacrifices et d’oser refuser de participer à cette société d’excès. Par contre, le retour de ces efforts est sans aucun doute comblé par le bonheur. Un jour la réalisation intérieure deviendra la norme et nous en serons tous plus heureux.

  12. Au nom de la Rose

    il y a une ligne à ne pas franchir entre le luxe et la luxure;
    apprécions plutôt la nature luxuriante.

  13. Antoine Achard

    J’aime bien l’idée avancée par Chevalier, à savoir que le luxe est une opportunité offerte aux artisans de donner la pleine expression de leur talent. La possession des objets de luxe ne me semble pas être un problème en soi, cependant l’écueil fatal survient inévitablement lorsque le luxe est devenu une fascination si aveuglante qu’il en détourne l’homme de sa « lux aeterna ». Et par-delà le luxe (ou la pauvreté) je crois bien que ce sont les deux dernières phrases de votre exposé qui transcrivent les qualités essentielles faisant partie d’une saine et authentique spiritualité: l’être en opposition avec le paraître, la vérité en opposition avec le mensonge, la connaissance de soi en opposition avec l’ignorance.

  14. Martine

    L’idéal, si l’on a le privilège d’en disposer, serait de trouver le juste milieu dans l’utilisation, c’est à dire savoir en profiter pour un certain confort mesuré et trouver une alternative altruiste pour les excédents.

  15. Louise F.

    Pourquoi brasser nos cents devant une personne pauvre ? Pour nous élever vis-à-vis d’elle et prendre un air suffisant ? Pour l’humilier ? Je connais une personne riche et qui l’est devenu en travaillant très fort et le faisant non pas pour démontrer aux autres sa supériorité…mais tout simplement pour être fier d’elle-même et de son oeuvre axée pour le bien des autres…Cette personne donc est devenue riche simplement par les fruits de son labeur ! Il est généreux, il est une bonne personne, remerciant la Vie de lui permettre de donner une partie de sa fortune. Merci à cette personnalité pour son exemple et son grand amour des autres.

  16. Patrick

    Le luxe est relatif en fonction des époques et des pays où l’on vit.
    Il sert souvent à marquer un rang social.
    Il peut être la recherche du beau et de ce qui est bien fait et atteint une certaine perfection dans l’ouvrage. Dans ce cas le luxe a quelque chose de positif.
    Il ne protège pas les personnes du malheur qu’elles peuvent subir. On l’observe particulièrement dans certaines hautes sphères sociales qui en font un culte.
    Ce qui est scandaleux c’est l’excès démesuré du luxe quand il se trouve à côté de personnes qui ont à peine ce qu’il faut pour manger.
    A mon avis, le bonheur prend sa source principalement dans la spiritualité, même si un peu d’argent et de luxe peut y contribuer.

  17. esther melèdje

    La vraie pauvreté c’est lorsque toutes les richesses matérielles possédées ne sont que pures ornements et ne contribuent pas à nous rendre riche sur le plan intérieur, c’est-à-dire, ne nous amènent pas à utiliser l’intelligence de notre coeur.

  18. Pax Vobiscum

    À mon avis, l’argent joue un rôle déterminant dans la qualité des relations sociales. Si la commune entreprend de me construire une maison avec l’assistance des volontaires du quartier parce que je suis indigent et sans abris, la participation du riche sera plus appréciée que celle du pauvre, quoique les deux volontaires aient fourni le même travail.

  19. Chevalier

    Le luxe est une opportunité pour des artisans talentueux de donner la pleine expression de leur talent au-delà de la simple justification de l’utile. C’est un domaine qui touche à l’art et il est heureux que certains puissent permettre à ces talents de s’exprimer. L’objet de luxe devient un point focal qui guide la conception de produits plus démocratiques, tout comme la recherche spatiale a des retombées pratiques dans les objets du quotidien.

  20. Le Griot Inconnu

    Tu auras beau chercher le luxe matériel, n’oublie pas mon ami(e) le vrai luxe du coeur et de l’âme…

  21. Le Tigre

    Le luxe : un « surplus » non indispensable. La richesse matérielle doit être partagée en toute fraternité pour soulager la misère des plus démunis.

  22. esther melèdje

    La plupart des familles très aisées matériellement a pour habitude en général de ne pas s’afficher…
    L’ostentation vient de tous ceux qui, pour des raisons qui leur sont propres, ont besoin d’être « vus ».
    Vivre dans le luxe n’est pas le seul apanage de la société occidentale, cela existe aussi dans certaines régions du monde dites sous développées où, parfois, la réalité des différences existant entre les « riches » et les pauvres est choquante.
    Lorsque les êtres humains commenceront à intégrer les vraies valeurs de leur vie sur la Terre, leur course après les biens matériels s’estompera progressivement.

  23. Bourdon Michel

    Il me semble que le luxe en général est relatif car dans chaque catégorie d’individus, il y aura toujours des différences, de la jalousie etc.
    Depuis que le monde est monde, il en est ainsi ! C’est naturel et cela fait partie de la vie. Heureusement que nous ne sommes pas tous identiques car où serait l’individualité qui par ce fait doit s’exprimer grâce au libre arbitre de chacun et de chacune. Mille facettes de l’homme afin de réunir le reflet de Dieu…
    Ainsi, sur le plan matériel, le déséquilibre est-il notoire, et plus marqué qu’avant par l’intermédiaire des médias ; aujourd’hui, l’informatique circule si rapidement ! Au temps des empereurs, des rois etc. combien en avait une juste vision ? Si boutiques de luxes il y a, demande forcément est à l’origine. Cela fait marcher l’économie du pays et du monde ; ne pas s’identifier à l’Oncle Picsou et devenir avare. Combien de gens fortunés font des dons dans la plus stricte discrétion…
    Enfin, sur le plan matériel, vivre au dessus de ses moyens est et restera dans la nature humaine.
    Quand à l’aspect philosophique de la chose, si l’argent ne fait pas le bonheur comme le dicton le stipule, du moins il y contribue. Tout est affaire de nuances et d’intimité ; il faut savoir gérer sa fortune pour soi et sa descendance d’une part, et pour autrui par l’intermédiaire d’associations reconnues et ciblées.
    Il y a, certes, une différence entre devenir riche par ses propres moyens et être né riche ; je vous laisse le soin d’y méditer. Une réflexion toutefois me laisse perplexe : se servir de la richesse comme moyen pour avilir les hommes, les dominer, les rendre esclaves à leur solde est loin de la sagesse que je me fais de la richesse et du luxe. L’argent, le luxe, en lui-même n’est pas condamnable ; c’est ce que l’on en fait qui le devient au regard des règles déontologiques de la vie en société.
    S’il y avait une morale à cette histoire, je dirais que le luxe est une affaire « d’éclat » et qu’il auréole la personne s’y elle en use à bon escient.
    Bien cordialement

  24. Anne-Marie

    Il est bien possible que le luxe, la richesse ne conduisent pas forcément au bonheur. On ne peut pas tout avoir quand même!….. Il se peut qu’on ai pas fait grand chose ou au contraire tout pour les obtenir. Si le bonheur n’accompagne pas, il ne reste plus qu’à nous questionner. C’est une bonne démarche! Qu’est-ce que ce bonheur que l’on cherche éperdument? ». Il m’aura fallu bien du temps et des zones de turbulences pour enfin apprécier – sans luxe – ce qui m’est donné. Je le savoure, sachant très bien que ce n’est peut-être pas à vie!
    Une lectrice depuis peu….

  25. Filos

    Le sujet du luxe nous incline à réfléchir sur nous-mêmes, sur ce que nous avons considéré et considérons encore comme « de luxe ». Le luxe semble faire partie de la catégorie des illusions que nous renvoient nos sens. Il peut effectivement prendre sa source dans le désir du beau, du bien et du bon qui satisfont notre âme. Le caractère du luxe semble également celui de ne pas durer et d’être relatif. Peut-on vraiment se payer tout le luxe, à toutes les époques de la vie?
    Un enfant qui joue à la toupie peut trouver la sienne moins (ou plus) luxueuse, parce qu’elle est moins (ou plus) maniable, efficace, ou performante que celle de son ami, alors qu’elles sont toutes les deux faites dans le même bois.
    La toupie soumise à la flagellation et qui tourne sur elle-même en bourdonnant, éveille un sentiment de joie au bambin. Elle est luxueuse pour ce dernier. Plus le mouvement rotatif et le son bourdonnant de la toupie durent, plus la joie de l’enfant est prolongée et plus son objet devient cher.
    La valeur du luxe se mesure sur la durabilité de l’effet qu’il produit sur nous. Toute autre forme de luxe est un « trompe-œil » qui laisse souvent une impression de malaise sinon d’amertume sur nous. Et la publicité sait en fabriquer d’assez nombreux.
    L’étude du mouvement de la toupie peut nous enseigner mieux que quiconque sur le sens à donner au luxe. Son équilibre qui tient sur une pointe, qui résulte de son pouvoir à bien résister et assumer le jeu de plusieurs forces qui agissent sur elle en provenance de toute part, et qui imprime la joie à l’enfant qui ne se rassasie pas d’admiration, nous renseigne sur le véritable luxe de la vie : vivre en équilibre, en harmonie avec toutes les forces qui tirent sur nous, qui agissent en nous et autour de nous.
    Le luxe est semblable à un jet d’éclair dont la source nous est inconnue et que nous cherchons à l’extérieur de nous, alors que, peut-être, elle est à l’intérieur de nous. Cet éclair voudrait bien nous dire : « Ce n’est pas moi l’adorable, mais celle par qui je viens à l’existence et qui vous est invisible parce que vous la cherchez là où elle n’est pas : La lumière par qui tout existe et par qui vous respirez ».
    Cordialement.

  26. isora

    Ce n’est pas un luxe de pouvoir faire briller notre aura par l’intermédiaire de notre âme, mais la plus grande richesse intérieure à entretenir par de nobles pensées, paroles et actions spontanées. Cordialement.

  27. Sylvain R.

    La recherche du luxe « matériel » en tant que but existentiel n’est que vacuité et « boursouflure » de l’ego…L’étalage d’un tel luxe accroît d’ailleurs le clivage entre classes sociales et provoque souvent de réelles frustrations, malheureusement sources de violence. En effet, les individus qui considèrent, bien sûr à tort, qu’il s’agit là de la seule vraie richesse, en ressentent la privation comme une grande injustice.
    En revanche, le luxe « immatériel », qui consiste à être en parfaite santé, à disposer d’un minimum de confort matériel, à pouvoir organiser son temps librement, à avoir accès à des enseignements hautement inspirants, etc. est un réel privilège dont il faut remercier quotidiennement la Providence…

    Salutations fraternelles.

  28. Anne-Marie K

    Effectivement je partage votre point de vue sur le luxe. Toutefois j’aimerais ajouter quelques réflexions. Le luxe correspond évidemment à tout ce qui est cher ou difficile d’acquérir et signifie une grande récompense. Il est compensatoire, flatteur et auto-caressant. Sa définition est généralement matérielle. Mais le luxe peut être aussi par exemple avoir le temps pour lire, pouvoir vivre dans un milieu calme ou sans bruit, partir en week-end, vivre en bonne santé etc. Sa définition dépend généralement de la condition de vie de chaque individu et surtout de ce qu’il lui manque.

    Bien sûr le luxe est situé dans le domaine de l’avoir et non de l’être, mais est-ce que cela signifie qu’ils ne peuvent pas coexister ensemble en harmonie ?

    Tout comme pour chaque chose dans la vie, il faut trouver le juste milieu et éviter l’excès ou l’exagération. Certes, le luxe a son coté positif à condition qu’il soit vécu « honorablement ». J’entends par cela que l’on peut jouir pleinement du luxe acquis mais sans être « bruyant », gardant toutefois un esprit humble et reconnaissant envers la Divine Providence, gardant son respect, sa bienveillance et sa responsabilité envers les autres et l’environnement… Dans ce cas le luxe entre dans le domaine de la conscience et sera géré par l’être.

  29. Goodman

    Je ne peux qu’être d’accord avec vous, étant parfaitement en phase avec votre point de vue.

    Mais je voudrais seulement signifier que ceux qui donnent une orientation spirituelle à leur existence, doivent cependant l’équilibrer entre leur désir matériel et leur aspiration spirituelle.

    Car de même que certains matérialistes croient trouver leur bonheur en accumulant des richesses dans le luxe, au détriment des autres membres de la société, de même, certains spiritualistes pensent trouver le leur dans une vie dépourvue du minimum de matériel.

    C’est un équilibre à rechercher tout en « priorisant  » la voie spirituelle.

    Dans un monde où l’écart entre riches et pauvres s’accentue exponentiellement, les Dirigeants de tout pays doivent trouver le mécanisme pour réduire ces disparités.
    En cela, la « Positio Fraternitatis Rosaecrucis » est un petit document puissant, capable de les guider à cette fin.

    Merci.

  30. Le Tigre

    Accéder au luxe est un bonus qu’on peut considérer comme un privilège. Puisqu’on ne devient pas heureux pour autant, pas besoin d’en faire étalage ni lui donner la première place dans sa vie.Par contre, on peut en faire profiter autrui avec humilité, sans fanfaronnade et exhibitionnisme déplacé.

  31. Lermite

    Il est fascinant de voir l’ingéniosité, l’art avec lequel nous arrivons à transformer la recherche des valeurs de l’être en paraître. Nous accordons plus d’importance à  »avoir l’air de » plutôt qu’être. Nous cherchons à faire paraître extérieurement ce qui ne peut être trouvé qu’intérieurement. Je ne m’y connais pas tellement en français, mais je suppose qu’il y a un lien à l’origine des mots  »luxe »,  »lux »,  »luz » et possiblement d’autres. Alors que lux et luz sont lumière, luxe se manifeste plutôt comme  »paraître lumineux ». Est-ce que le paraître sert à camoufler notre incapacité à être ou n’est-il qu’un autre excès, tout comme le culte du corps pourrait n’être qu’une façon excessive d’appliquer notre devoir d’en prendre soin ? Est-ce le déséquilibre entre notre vie matérielle et notre vie spirituelle ? Sommes-nous à ce point inconscients et ignorants ? Il me semble que cette réflexion sur le luxe nous ramène encore à nous-mêmes… Préférons-nous connaître la réponse à la question  »Qui suis-je ? » ou à la question  »Comment les autres me voient-ils ? »

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