À propos de la nature

Étymologie du mot « nature »

Sur le plan étymologique, le mot « nature » vient du latin « natura », qui veut dire « ce qui fait naître ». Il est un fait que la nature est à l’origine de tout ce qui est né sur Terre depuis que la vie y a fait son apparition, il y a environ 4 milliards d’années. Depuis cette époque très lointaine, elle a donné naissance à un nombre infini d’êtres vivants, et ce, à travers d’innombrables espèces régies par une même loi fondamentale : celle de l’évolution. À ce jour, c’est l’espèce humaine, telle qu’elle s’exprime à travers l’homo sapiens sapiens (l’homme qui sait qu’il sait), qui est la plus évoluée sur le plan physiologique. Pour s’en convaincre, il suffit de songer à l’incroyable complexité et dextérité du corps humain, tel qu’il est actuellement.

« La nature ne fait qu’un avec notre planète »

Depuis l’apparition de la vie sur Terre, la nature ne fait qu’un avec notre planète. Pendant des millénaires, les êtres humains se sont “limités” à coopérer avec elle et à puiser en elle ce qui était nécessaire à leur survie, notamment la nourriture. Le temps passant, elle devint également un objet d’étude chez certains peuples antiques, et c’est en Grèce que cette étude donna naissance à une authentique connaissance, laquelle ne cessa par la suite de s’enrichir tout en se “délocalisant” dans d’autres pays. C’est ainsi que l’on doit à Aristote cette notion de règnes que nous connaissons tous : le règne minéral, constitué de tout ce qui forme le sol de la Terre ; le règne végétal, composé des arbres, des plantes et autres végétaux ; le règne animal, incluant les animaux terrestres, aquatiques et aériens ; le règne humain, réunissant l’ensemble des hommes, des femmes et des enfants vivant en ce monde.

« La nature sert de véhicule à l’Âme universelle »

Comme cela est enseigné dans l’Ordre de la Rose-Croix, la nature ne se limite pas à son aspect matériel. Par ailleurs, elle n’existe pas dans le seul but de se perpétuer elle-même en tant qu’expression de la vie sur Terre ; elle sert de véhicule à l’Âme universelle, telle qu’elle se manifeste sur notre planète. Cela rejoint ce que nombre de philosophes grecs enseignaient, à savoir que le monde visible, qu’ils appelaient « monde phénoménal », n’était que la contrepartie du monde invisible, qu’ils nommaient « monde nouménal » ou, pour reprendre les termes de Platon, « monde des idées ». Dès lors que l’on a cette approche de la nature, on comprend intuitivement qu’elle poursuit un but qui transcende ce que nous percevons d’elle à travers nos facultés sensorielles et mentales. D’un point de vue rosicrucien, elle permet à la Conscience universelle (attribut de l’Âme universelle) d’évoluer graduellement à travers des niveaux d’expression de plus en plus élevés.

« La Terre-Nature est un être vivant doué de conscience »

Assurément, la Terre-Nature est un Être vivant doué de conscience. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer l’intelligence dont elle fait preuve à travers les différents règnes, en particulier végétal et animal : le cycle des saisons, le processus de la reproduction, l’adaptation à l’environnement, l’interaction entre les espèces, la manière dont les animaux trouvent leur nourriture, élèvent leur progéniture, construisent leurs tanières, terriers, abris, nids…, la façon dont ils communiquent entre eux, s’entraident, coopèrent. Autant de prouesses et de savoir-faire qui défient la raison de l’homme et le font descendre de son piédestal. Ceci est tellement vrai que nombre de nos inventions s’inspirent de ce que les végétaux et les animaux font d’une manière naturelle, de façon dite instinctive.

Le ternaire Dieu-Nature-Humanité

À l’instar des philosophes grecs, les Rose-Croix ont toujours fait du ternaire Dieu-Nature-Humanité le fondement de leur ontologie. Autrement dit, ils pensent que tous trois sont liés et interdépendants. De ce fait, ils s’emploient à vivre en harmonie avec la nature et l’idée qu’ils se font de Dieu, qu’ils assimilent à l’Intelligence universelle et impersonnelle qui est à l’origine de la Création. Partant du principe que cette Intelligence est inaccessible à la raison humaine, ils s’emploient, non pas à La connaître en tant que telle, mais à comprendre les lois par lesquelles Elle se manifeste dans l’univers, la nature et l’homme lui-même. D’un point de vue rosicrucien, c’est dans l’étude et le respect de ces lois dites divines que réside le bonheur auquel l’humanité aspire plus ou moins consciemment. Vous noterez que cette approche de Dieu est plus scientifique que religieuse et se fonde, non pas sur la croyance, mais sur la connaissance.

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